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JE SUIS LA MÈRE DE YECHOUA

Une invitation à nous rapprocher de notre créateur en faisant tout ce qu’il nous commande.

« Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru en mon nom : ils chasseront les démons, ils parleront de nouvelles langues, ils saisiront des serpents, s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal, ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris. »

Ce verset tiré de l’évangile selon Marc (Marc 16 : 16-17) décrit les signes qui accompagneront ceux qui auront placé leur confiance en Yéchoua, le Christ. Les signes que Yéchoua met en avant ne sont pas réservés à quelques privilégiés, mais à tous ceux qui auront cru en son nom. Yéchoua ne dit pas non plus que les uns chasseront les démons, les autres imposeront les mains aux malades : tous ces signes accompagneront tous ceux qui auront cru en son nom. Frères et sœurs, je peux témoigner personnellement de la véracité de ces paroles de Yéchoua. Comparé à d’autres, je n’ai pas beaucoup d’expérience mais je peux attester qu’à chaque fois que notre maître nous envoie porter le message de la bonne nouvelle, il nous permet d’attester de l’authenticité de sa parole par différents signes visibles ou audible ou perceptibles, selon les besoins du lieu et du moment. Nous n’avons pas besoin de l’approbation des hommes pour que cela se passe, nous n’avons pas besoin de dix ou quinze années d’ancienneté ni d’un titre ou d’un mandat particulier pour chasser des démons, pour baptiser une personne au nom de Yéchoua, pour imposer les mains aux malades ou pour prononcer une parole de connaissance, et la liste de ces signes merveilleux n’est pas exhaustive.

Frères et sœurs bien-aimés, respectez vos anciens, écoutez leurs conseils et soyez attentifs aux mises en garde qu’ils peuvent exprimer, mais ne vous laissez intimider par rien ni par personne dans votre quête de la vérité. L’ancienneté peut n’être qu’un chiffre, un nombre d’années d’affiliation à une communauté donnée, une quantité qui n’est en rien un gage de qualité. La personne qui est en face de vous peut avoir fréquenté une église durant plusieurs dizaines d’années, déclamer de mémoire une foule de versets de la bible, mais n’avoir jamais fréquenté Yéchoua dans l’intimité de sa chambre. Ne vous laissez pas impressionner par les personnes qui se présentent à vous avec des titres de pasteur, prêtre, diacre, évêque, ministre, apôtre, docteur, prophète, exorciste (et quoi d’autre ?), alors que vous n’êtes qu’un « simple » disciple de Yéchoua. Un titre, un certificat, une fonction officielle ne comporte aucune garantie d’authenticité. Ne vous laissez pas davantage induire en erreur par les habits religieux avec voiles, scapulaires, calotte, mitres et pendentifs en forme de croix, ou encore par les clergymans ou les costumes-cravate de certains, car toutes ces choses peuvent être des masques trompeurs. Méfiez-vous des apparences.

Lorsque je venais de naître d’en-haut, je me laissais facilement influencer par les personnes qui portaient un titre et qui avaient la réputation d’êtres spirituelles. Je débarquais de nulle part, je n’avais pas encore eu le temps d’étudier la bible et je n’avais aucun point de comparaison pour discerner le vrai du toc. Cela m’a conduit à subir plusieurs abus d’autorité assez lourds de conséquences. Cela m’a également fait penser que, pour être quelqu’un dans le corps du Christ, il fallait absolument décrocher une médaille, détenir un diplôme en théologie, obtenir de pouvoir porter tel ou tel type de vêtement, manier les codes langagiers en usage dans certaines congrégations et, surtout, faire précéder mon prénom d’un titre quel qu’il soit, comme si « disciple de Yéchoua », cela ne suffisait pas pour être admis comme membre à part entière du corps du Christ, à égalité avec tous les autres.

Le disciple est celui qui vit au quotidien avec Yéchoua, qui est avec lui toujours et partout. Il est comme Miriam de Béthanie, qui se tenait aux pieds de Yéchoua pour l’écouter. Yéchoua n’a-t-il pas dit à son sujet qu’elle avait choisi la meilleure part et qu’elle ne lui serait pas retirée ? Alors, pourquoi viser autre chose que ce que Yéchoua lui-même définit comme étant la meilleure part ? Voyez-vous, on EST disciple de Yéchoua, on ne fait pas le disciple : c’est un état de vie. Par contre, certains exercent un ministère de pasteur, d’enseignant, etcétéra : c’est une fonction, un service qu’ils rendent à la communauté, mais ce n’est pas un état de vie. Je sais que les catholiques romains prétendent que la prêtrise est un état de vie et que l’ordination par imposition des mains et par application d’huile modifie la nature des candidats au sacerdoce ministériel, les sanctifie, en fait des êtres à part, comme l’étaient les lévites consacrés au service du temple de D.ieu dans le contexte de la première alliance. Dans la pratique, cela conduit ces personnes à se placer souvent au-dessus de vous, comme si l’autorité de droit divin qu’ils revendiquaient était légitime. Mais pouvez-vous m’indiquer où se trouvent les fondements de pareilles pratiques dans le nouveau testament ?

La terre est parcourue par une multitude de ces personnes qui portent toutes sortes de titres religieux, qui exercent toutes sortes de ministères plus prestigieux les uns que les autres et s’identifient à la tâche qu’elles accomplissent, alors qu’en vérité, elles oublient très souvent d’ÊTRE d’abord des disciples du maître, de Le fréquenter personnellement. Ce sont des personnes qui ont fière allure au-dehors, qui inspirent le respect par leurs diplômes, leurs expériences, par leur statut ou leur habit et obtiennent même d’échapper à la persécution et d’être bien considérées par les gens qui appartiennent au monde, tandis que, dans le même temps, leur cœur demeure très souvent vide de la gloire de D.ieu. Tous ces titres ronflants ne sont alors qu’un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit, de la poudre qu’on jette aux yeux, un masque de brebis sur la tête de loups.

Avez-vous remarqué à quel point, dans le monde, les gens vous évaluent sur base de ce que vous faites ou ne faites pas ? « Que faites-vous dans la vie ? » est une question quasi incontournable. Et très souvent, les gens répondent par une phrase du type « Je suis enseignante », « Je suis agriculteur », « Je suis mécanicien », « Je suis fonctionnaire à la retraite », etcétéra. L’on passe insensiblement de l’action à l’être. Allez répondre « J’écoute la parole de D.ieu et je fais de mon mieux pour la mettre en pratique », ce qui devrait être la réponse commune de tout disciple de Yéchoua, et observez aussitôt le changement d’expression du visage de votre interlocuteur : c’est l’occasion rêvée de prendre une photo inoubliable. Malheureusement, cette mentalité mondaine a contaminé l’église, et de nombreuses personnes se sentent en position d’infériorité lorsqu’elles n’ont rien de spécial à faire valoir. Tous ces ministères dont certains se sont emparés à tel point qu’ils en revendiquent quelquefois le monopole, génèrent souvent de l’ambition et provoquent la compétition. Cela suscite également de la convoitise et de l’orgueil, beaucoup d’orgueil. Pourtant, un homme de D.ieu ne devrait avoir pour objet de fierté que D.ieu seul. Oui, un disciple de Yéchoua n’a qu’une seule mission à remplir : apprendre à aimer D.ieu et son prochain, quels que puissent être les moyens mis en œuvre pour y arriver.

Mais, pour être tout à fait honnête, en raison de ma médiocrité, je n’arrive jamais à aimer à la perfection. Tout disciple de Yéchoua que je suis, sans l’aide de D.ieu, sans l’action du saint-esprit dans ma vie, je ne suis bon à rien. Mes efforts les plus héroïques restent minables dès que je les compare à l’immensité de l’amour de Yéchoua. Par-dessus le marché, je continue de déraper, je continue de faire des erreurs. Je n’ai donc rien dont je puisse me faire valoir, rien pour me mettre en avant. Même s’il arrive qu’un miracle soit opéré parce que j’ai prié pour une guérison ou pour la résolution d’un problème, ce n’est pas moi qui ai agi, mais le saint-esprit. Quand je donne une parole de connaissance ou que je partage une vision prophétique, je ne fais que passer le message de quelqu’un d’autre. En réalité, je ne suis jamais que le témoin ébahi des merveilles opérées par D.ieu, non pas le détenteur d’un quelconque pouvoir.

D.ieu veut la première place et j’ai le devoir de la lui octroyer. Je dois apprendre à m’effacer, à me cacher derrière lui, à placer ma fierté dans ses exploits à lui, autrement dit à le louer. Il est ma couverture, il est mon bouclier, il est mon défenseur. La meilleure chose que je puisse faire, c’est de m’humilier et laisser D.ieu lui-même se charger de recouvrir ma médiocrité, ma nudité et ma honte, c’est de le laisser, lui, me revêtir de la peau de bête dont Il recouvrit la nudité d’Adam après la chute, c’est-à-dire de le laisser me couvrir de son précieux sang répandu à la croix. A quoi bon chercher à me faire valoir pour quoi que ce soit quand je sais que le seul être sur cette terre qui mérite d’être mis en avant est Yéchoua. Par conséquent, à quoi bon m’approprier un titre que Yéchoua seul mérite de porter ? A quoi bon me cacher derrière un ministère que je suis incapable d’exercer sans la puissance du saint-esprit ? Et que je sois, occasionnellement, le canal privilégié de l’œuvre de D.ieu en ce monde, cela fait-il de moi un spécialiste, cela me donne-t-il le droit d’imprimer des cartes de visites et d’apposer une plaque en cuivre devant la porte d’entrée de ma maison comme le font les médecins, les dentistes ou les avocats ?

Si certaines personnes se laissent impressionner, le Satan, lui, ne se laisse pas intimider par tous ces titres ronflants dont on peut se parer comme une femme coquette se couvre de bijoux pour mieux séduire ou épater la galerie. Il n’y a qu’un seul cachet apposé au-dessus de nous qui soit susceptible de le tenir à distance respectable : celui où est écrite l’expression « Racheté par le sang de l’agneau ». L’accusateur sait à quel point nous sommes médiocres et ses dossiers à charge contre nous sont étoffés. Mais la masse des arguments dont il dispose pour nous faire condamner ne tiennent pas devant le seul sceau du saint-esprit, du paraclet, du défenseur. Yéchoua non plus ne se laisse pas impressionner par tous ces titres de ministre. Dans l’évangile selon Matthieu, nous lisons ces paroles du messie : « Ceux qui me disent: seigneur, seigneur! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: seigneur, seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité » (Matthieu 7 : 21-23). Autant dire que ce n’est pas en présentant une carte de visite chargée de titres que nous aurons accès à la salle des noces dans le royaume. Non, notre seul et unique passe-droit, c’est d’avoir cru en Yéchoua en obéissant à ses commandements.

Il y a un autre moyen de se distinguer des autres au sein de l’assemblée des fidèles. Je connais des chrétiens qui jouent de leur médiocrité ou de la médiocrité de certains membres de leur assemblée, tout simplement parce que ceux-ci paraissent avoir excellé dans la médiocrité plus encore que tous les autres : les uns ont sombré dans l’alcool ou la drogue, d’autres ont été impliqués dans des cultes sataniques ou des pratiques sexuelles déviantes pour, finalement, se laisser rejoindre par l’amour de D.ieu dans une cellule de prison ou tout au fond du gouffre dans lequel ils avaient glissé. Cela fait vingt ans qu’ils se sont repentis, mais au sein de leur communauté, ils sont encore et toujours d’anciens toxicomanes, d’anciens alcooliques, d’anciens magiciens, d’anciennes prostituées, d’anciens homosexuels, d’anciens repris de justice. Vous trouvez cela normal ? Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul écrit : « Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5 :16-17).

Témoigner de l’œuvre de Yéchou, qui est venu appeler non les justes mais les pécheurs, c’est indispensable mais, curieusement, le nombre de livres et de témoignages audiovisuels qui relatent les conversions extraordinaires impressionnent plus que celles de personnes banales, qui n’ont jamais été borderline et n’ont jamais commis que de petits péchés apparemment mesquins dans un petit coin minable, sous un petit bout de ciel tout gris. Pourtant, la magnitude de l’amour de Yéchoua pour ces dernières est exactement la même que pour les premières car, à la base, « TOUS ont péché et sont privés de la gloire de D.ieu » (Romains 3 :23). Moralité, à vouloir trop mettre en évidence les conversions spectaculaires, on risque de passer à côté du témoignage non moins magnifique de ces personnes toutes simples et sans histoires qui nous entourent dans la plus grande discrétion.

Chers frères et sœurs, vous le savez autant que moi : on ne s’improvise pas disciple. Ce n’est pas comme si on se levait un matin et qu’on décidait tout à coup : « Tiens, à partir d’aujourd’hui, je vais faire le disciple ». Etre disciple de Yéchoua est un appel dont Yéchoua seul a l’initiative. Cela consiste à le suivre, à aller où Il va, à demeurer avec lui, à partager son intimité, à recueillir ses confidences dans de longs entretiens en cœur à cœur. Je ne connais pas de meilleur moyen d’être disciple que de faire ce que Laurent Herman appelait « pratiquer la présence de D.ieu. » Cela comporte l’écoute de sa parole et le dialogue cœur à cœur avec D.ieu. Le premier personnage du livre de la Genèse qui semble avoir pu développer une relation d’amitié de cet ordre avec D.ieu fut, sans conteste, Abraham. Mais il y en a eu d’autres. La bible dit du jeune David qu’il était un homme selon le cœur de D.ieu (1 Samuel 13 :14 et Actes 13 :22). La force de David résidait dans sa communion avec le D.ieu vivant d'Israël. Il était en perpétuelle conversation avec lui et ne faisait rien sans le consulter au préalable. Dans l’évangile selon Jean, le plus jeune des fils de Zébédée est désigné par l’expression « le disciple que Yéchoua aimait ». Il fut du petit nombre de ceux qui assistèrent à la transfiguration de Yéchoua sur le mont Thabor. Il était tellement soucieux de suivre Yéchoua en tous lieux qu’il l’accompagna jusqu’au pied de la croix, alors que tant d’autres, vaincus par la peur, s’étaient cachés ou avaient fui. Il est dit également, dans l’évangile selon Jean, que Yéchoua aimait Martha, sa sœur Miriam et son frère Eléazar, qui recevaient Yéchoua chez eux, dans l’intimité de leur maison de Béthanie. Ce sont là autant de modèles qui n’avaient d’autre titre que le nom du Christ et qui, pourtant, plaisaient au cœur de Yéchoua plus que tous les autres. Il s’agit de personnes qui n’ont pas utilisé D.ieu pour se faire valoir mais que D.ieu lui-même a désignées pour une seule raison : elles ont appris à développer une relation d’amitié en partageant son intimité et en se mettant à l’écoute de sa parole, à l’école de son enseignement. Ne voulez-vous pas, vous aussi, faire désormais partie de ce cercle de privilégiés ?

Dans ce cas, bien aimés, croyez en Yéchoua. Fréquentez-le autant que peuvent le faire des intimes et obéissez à ses commandements. Ainsi serez-vous non seulement ses disciples, ses amis, mais comme le plus proche de ses parents, selon cette parole rapportée par Yéchoua dans l’évangile selon Matthieu (Matthieu 12 :49-50) : « Puis, étendant la main sur ses disciples, il dit: Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »

Phil EDENGARDEN © 2018

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