RETOUR

LES ANIMAUX ONT-ILS UNE ÂME ?

Trop nombreux sont les chrétiens qui ne perçoivent pas que les animaux ne sont pas juste un élément du décor dans lequel ils viennent faire trois petits tours et puis s’en vont.

Posez cette question autour de vous et vous constaterez rapidement que les avis divergent sur la question. Les amis de la faune et de la flore ont généralement tendance à vous répondre par l’affirmative, en fondant leur avis sur leur observation du comportement animal, que celle-ci soit empirique ou scientifique. Ils ont pu remarquer que certaines espèces adoptaient des attitudes qui se rapprochaient des nôtres. Certains ont également pu constater des différences de tempérament à l’intérieur d’une même portée de chatons ou de chiots.

Pour leur part, les amateurs de viande n’ont généralement aucun scrupule à dévorer ces animaux qu’ils voient comme de la matière première destinée à leur assiette. S’ils exigent qu’on prenne bien soin de ces bêtes, ce n’est pas tant par égard pour l’animal que pour la qualité de la saucisse ou de la côte de porc. Pour ces derniers, cela va de soi, les animaux sont des êtres frustes qui ne suivent que leur instinct, qui ne disposent d’aucune faculté psychique et n’ont donc pas d’âme.

Enfin, l’on trouve sur terre des individus qui, à l’opposé des indécrottables carnivores, vénèrent tellement les animaux qu’ils les tiennent pour supérieurs à l’être humain. Pensons non seulement à ces Indiens qui tiennent les vaches pour sacrées, à ces végétaliens, adeptes du Nouvel Age, pour qui tout est divin dans l’univers, mais aussi à ces personnes tellement déçues par leur entourage immédiat et par l’espèce humaine en général qu’elles choisissent de léguer leur héritage à leur cheval ou à leur petit toutou.

Demandez simplement aux gens s’ils pensent que les animaux ont une âme et vous remarquerez très rapidement que vous marchez sur des œufs, tant cette question demeure sensible et réveille les passions. On touche au domaine affectif. Si certaines personnes ont gardé une âme d’enfant et craquent pour les yeux larmoyants d’un jeune Cocker ou d’un petit Labrador, d’autres craquent plus facilement pour une toque en fourrure d’astrakan ou pour une entrecôte béarnaise. En réalité, il n’est pas question d’opinions personnelles mais de convictions, de toutes ces choses que nous pensons et qui ont un impact sur notre comportement. En général, les convictions des uns et des autres, en ce qui concerne les animaux, sont alignées sur leur conception de la vie en général. Pour un matérialiste athée, les animaux font partie de toutes ces choses sur lesquelles il est permis de mettre la main sans que cela ne réveille la moindre crise de conscience. Pour bon nombre de chrétiens, les animaux ne sont pas au programme de leurs campagnes d’évangélisation et la question demeure dès lors souvent sans réponse convaincante. Il y a pourtant un moyen radical de savoir si, oui ou non, les animaux ont une âme : poser la question directement au créateur.

Dans sa parole, D.ieu nous donne-t-il des indices qui permettent de savoir si, oui ou non, les animaux ont une âme ? Je ne parle pas de versets dont l’interprétation pourrait aller dans un sens ou dans l’autre. Y a-t-il un passage qui soit clair à ce sujet ? Si vous êtes l’un de ces carnivores sans états d’âmes qui affiche une fierté non feinte à manger sans modération de la viande à chaque repas, j’ai une très mauvaise nouvelle pour vous : non seulement D.ieu a créé des âmes qui ont forme animale, mais il donne la raison pour laquelle les hommes se sont mis à manger la chair de ces compagnons que D.ieu leur a confiés : le péché. Bien entendu, ce dérèglement va dans les deux sens, puisque depuis la chute, certains animaux se sont également mis à attaquer les êtres humains. Mais nous parlons bien de dérèglement et non de ce qui devait, à l’origine, représenter la norme. Au commencement, nous dit le livre de la Genèse, le menu alimentaire prévu par D.ieu, tant pour les êtres humains que pour les animaux, devait être exclusivement de type végétalien. De fait, nous lisons en Genèse 1,29-30 :Et D.ieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture.

Si le passage du livre de la Genèse que nous venons de mentionner laisse entendre que les animaux portent en eux un souffle de vie, cela ne dit pas explicitement si les animaux ont une âme. Il y a pourtant, dans l’Ecriture, un passage qui atteste clairement que les animaux ont une âme. Il se trouve dans le livre du Deutéronome: « Si le lieu que YHWH, ton D.ieu, aura choisi pour y placer son nom est éloigné de toi, tu pourras tuer du gros et du menu bétail, comme je te l'ai prescrit, et tu pourras en manger dans tes portes selon ton désir. Tu en mangeras comme on mange de la gazelle et du cerf; celui qui sera impur, et celui qui sera pur en mangeront l'un et l'autre. Seulement, garde-toi de manger le sang, car le sang, c'est l'âme; et tu ne mangeras pas l'âme avec la chair. » (Deutéronome 12 : 21-23) Vous l’avez bien entendu : « Garde-toi de manger le sang, car le sang, c'est l'âme; et tu ne mangeras pas l'âme avec la chair. » Dans le livre du Lévitique, D.ieu répète la chose en des termes sensiblement différents:Si un homme de la maison d'Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d'eux mange du sang d'une espèce quelconque, je tournerai ma face contre celui qui mange le sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple. Car l'âme de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel, afin qu'il servît d'expiation pour vos âmes, car c'est par le sang que l’âme fait expiation. C'est pourquoi j'ai dit aux enfants d'Israël : Personne d'entre vous ne mangera du sang(Lévitique 17,10-12). D.ieu associe donc étroitement la vie de l’âme à la présence du sang dans la chair, que celle-ci soit humaine ou animale.

Maintenant qu’il est établi par la parole de D.ieu que les animaux sont des êtres vivants au même titre que les humains et que, par conséquent, ils ont une âme, comment faire pour distinguer l’âme humaine de l’âme animale ? Commençons peut-être par énoncer différentes caractéristiques connues de l’âme humaine et tâchons de voir si l’âme animale comporte des similitudes. Pour nous aider dans cette observation, je choisis d’adopter la conception tripartite de l’être humain, telle qu’elle est évoquée par Paul, dans sa première lettre aux Thessaloniciens (1Thes.5,23), lorsqu’il écrit:Que le D.ieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Yéchoua ha'machia'h. Paul décrit donc l’être humain comme constitué non pas de deux parties (corps/âme) mais de trois parties distinctes : l’esprit (ou cœur), l’âme et le corps. Cette conception fait écho à ce qui est dit dans le Ch’ma Israël, la prière que tout Juif pieux répète inlassablement plusieurs fois chaque jour:Ecoute, Israël! YHWH est notre D.ieu, YHWH est Un. Tu aimeras YHWH, ton D.ieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force(Deutéronome 8,4-5).

temple

Cette conception évoque également l’architecture du temple de Jérusalem, qui est à notre image, tout comme l’apôtre Paul nous le rappelle quand il écrit:Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de D.ieu, et que l'esprit de D.ieu habite en vous?(1 Corinthiens 3,16). Or, le temple auquel il fait référence n’a rien à voir avec un temple païen ou avec un quelconque temple de l’église réformée ; il s’agit de la Maison-D.ieu à Jérusalem, qui comportait trois parties distinctes, lesquelles s’emboîtaient les unes dans les autres. Pour que nous ne nous perdions pas dans le détail, si le sujet vous intéresse, je vous invite à vous référer à l’enseignement de cette chaîne qui a pour titre : « Vous êtes le temple du saint-esprit ».

Pour l’essentiel, il faut retenir de cet enseignement que l’homme est constitué de trois parties distinctes qui sont en interaction les unes avec les autres : l’esprit, l’âme, le corps. De ces trois parties, l’âme est le pivot, l’articulation, la charnière. Si l’esprit est l’organe de la communication avec D.ieu, si le corps est ce qui permet d’interagir avec le monde extérieur, l’âme est tout ce qui a trait au « je » : « je pense », « je ressens des émotions », « je choisis, je décide, je veux ». Dans la présente étude, nous cherchons à savoir si l’âme animale présente des similitudes avec l’âme des êtres humains. Nous pouvons regrouper les caractéristiques de l’âme humaine en trois catégories distinctes : l’intellect, les émotions, la volonté.

1. L’intellect

Il est indéniable que certains animaux présentent des facultés de ce type. Seulement, leur forme d’intelligence diffère souvent de la nôtre par son mode de fonctionnement. Mais il est indéniable que les animaux ont une mémoire, quelquefois plus développée que celle de certains humains. Ne dit-on pas « avoir une mémoire d’éléphant » ? Le professeur Temple Grandin, qui est autiste, a pu démontrer que les vaches mémorisaient et classifiaient les souvenirs comme le font les autistes : par associations d’images. Les animaux sont également réactifs aux sons : ils reconnaissent notamment la voix de leur maître, ce que Yéchoua n’a pas manqué de rappeler dans l’un de ses discours, lorsqu’il déclara : « Mes brebis connaissent ma voix ». En outre, certains animaux sont capables de ruse, comme il est dit du serpent au début du livre de la Genèse, et d’autres sont suffisamment observateurs que pour détecter quels comportements plaisent ou déplaisent à leurs maîtres, ou pour repérer quel chemin emprunter pour atteindre leur but ET transmettre efficacement toutes ces informations à leur portée. Les animaux sont doués pour apprendre, ce qui implique qu’ils soient capables d’attention, d’écoute, d’observation, de mémorisation voire, dans certains cas, de déduction : il est donc possible de les dompter ou de les éduquer. Enfin, les animaux sont capables de s’exprimer et de communiquer, que ce soit entre eux ou avec les êtres humains : chaque espèce dispose d’une forme de langage particulier, qu’il soit sonore, olfactif, visuel, tactile ou télépathique.

2. Les émotions

De nombreux animaux sont visiblement réactifs sur le plan émotionnel. Joie, excitation, désir, sentiment amoureux, inimitié, colère, satisfaction, bien-être, tristesse, peur, angoisse, stress et même dépression figurent au programme de nombreuses destinées animales. Un professeur d’université en Angleterre a mis en évidence l'existence de petits groupes d’amies qui se regroupent par affinités à l'intérieur d'un troupeau de vaches. A l'inverse, certaines vaches peuvent se détester et garder rancune durant des mois, voire des années ! Certains animaux sont réactifs aux émotions des êtres humains et sont capables d’exprimer leur empathie tout comme ils peuvent manifester leur antipathie. Toutes ces émotions s’expriment de différentes manières selon les espèces. Il existe aujourd’hui des psychologues pour animaux, qui soignent différents maux de l’âme identiques en tous points à ceux que connaissent les êtres humains. Certaines peuplades dites « primitives » sont d’ailleurs assez douées pour ressentir les besoins affectifs de leurs animaux et y répondre de façon adéquate.

3. La volonté

Vous connaissez certainement l’expression: «Têtu comme une mule». L’obstination est une expression de la volonté. Tout comme c’est le cas pour les êtres humains, les animaux sont capables de refuser de faire certaines choses. Ils savent également faire entendre à leurs maîtres ce qu’ils veulent. Notre chat peut se montrer insistant quand il veut sortir prendre l’air ou quand il veut jouer avec nous. Dès l’instant où l’action d’un animal fait suite à un objectif déjà présent dans son esprit et qu'il peut contrôler son comportement pour permettre sa réalisation, nous devons considérer cet animal comme doué de volonté. À l'évidence, comme c’est le cas pour les êtres humains, les animaux font en sorte d'éviter les situations déplaisantes et recherchent celles qui leur procurent satisfaction. Mais les animaux qui se sacrifient en défendant leurs semblables ou leurs petits, qui participent, de leur propre initiative, au sauvetage d’une vie humaine ou d’un autre animal, qui adoptent les petits d’autres espèces animales que la leur, qui se blessent au cours d'affrontements territoriaux ou qui entreprennent des migrations longues et éprouvantes, montrent que la simple recherche instinctive du plaisir n'est pas le résumé de leur vie : ils peuvent faire preuve d’abnégation, ce dont certains êtres humains sont incapables.

Contrairement aux ordinateurs, aux grille-pains, aux véhicules automobiles, les animaux sont doués d’une volonté. Le fait de tuer un animal (fût-ce sans douleur) a pour conséquence de le priver définitivement de la possibilité d'exercer sa volonté. Certains diront que cette volonté ne porte que sur des projets simples, sans grande portée. Mais exige-t-on des êtres humains qu'ils réalisent de grandes choses pour mériter de vivre ? Se nourrir, se loger, procréer, avoir des relations sociales sont des préoccupations communes aux hommes ET aux animaux. Pourquoi les humains auraient-ils le privilège – que dis-je – le droit inaliénable de faire tout cela, et pas les animaux ?

Tout ceci m’amène à poser la question suivante : Qui autorise un chasseur à mettre fin sans sommation au voyage d'un oiseau migrateur ? Qui autorise un saltimbanque à garder un lion dans une cage exigüe ? Qui autorise un commerçant à retirer un veau à sa mère ? Chaque fois qu'un animal souffre de ces traitements, c'est sa volonté que nous contrecarrons : volonté de se déplacer, volonté de ne pas être enfermé, volonté d'être au contact de l'être qui lui est cher. Chaque fois, il s'agit bien de QUELQU'UN qu'on empêche de faire ce qu'il veut. Chaque fois, il s’agit d’un INDIVIDU à part entière que l’on torture ou assassine. Qui sommes-nous pour nous permettre de contrarier la volonté des animaux. Au nom de quelle autorité faisons-nous toutes ces choses ? Savez-vous que nier la volonté d'autrui à son profit, c'est en faire son esclave ? En réalité, lorsque que nous maltraitons ou tuons brutalement des animaux, souvent pour assouvir des appétits désordonnés, souvent pour satisfaire la convoitise de la chair, nous abusons de notre position dominante, de l’autorité que D.ieu nous a conférée pour veiller sur la création. Quand nous parlons d’appétits désordonnés, il faut comprendre : pas du tout ordonné au plan de D.ieu, pas du tout en accord avec la vie du royaume, pas du tout en phase avec l’amour. Quand nous parlons d’appétits désordonnés, il faut comprendre : égoïsme, égoïsme, égoïsme.

Frères et sœurs, je ne suis pas en train de mener une croisade pour l’alimentation vivante et crue, pour que les gens se convertissent au végétalisme. Je ne suis pas en train d’imiter Pierre Perret, quand il chante : « Ouvrez la cage aux oiseaux ». Je ne suis pas, non plus, en train de militer avec Brigitte Bardot pour la libération des phoques sur la banquise. Ce que je vous invite à faire, c’est de vous en référer à la parole de D.ieu quand vous vous posez des question du type de celle que nous venons de nous poser et d’aligner votre comportement à ce que vous dicte votre conscience LORSQUE celle-ci est éclairée par la lumière qui vient de D.ieu et non des hommes, LORSQUE celle-ci est éclairée par la sagesse qui vient d’en-haut et non d’en-bas, LORSQUE celle-ci est éclairée par la vérité de l’esprit et non celle de la chair.

Cependant, rappelez-vous qu’il y en a toujours un à qui profite le crime et que Satan déteste les animaux autant que tout le reste. Comme Pharaon, il est partisan de l’esclavage. C’est son système de référence. De plus, profanateur de tout ce qui est saint, de tout ce qui est sacré, de tout ce qui est destiné à glorifier le Créateur, rien ne l’excite autant que de voir couler dans le caniveau la vie contenue dans les veines de toute âme créée avec sagesse, avec génie, avec puissance, avec amour. Croyez-vous que D.ieu aime les animaux ? « D.ieu est amour », nous est-il dit dans 1 Jean 4 :8. D.ieu peut-il faire quoi que ce soit en-dehors de l’amour ? Y a-t-il quoi que ce soit dans la création qui n’ait pas été fait avec amour et qui ne porte la marque de l’amour ? Et croyez-vous que D.ieu ait créé les animaux pour servir au divertissement dans les cirques, pour servir à la fabrication du savon ou des bonbons, pour servir à la confection de sacs-à-main de marque ou de chaussures à talons aiguilles, pour servir à la manufacture de bijoux, pour servir de cible à la chasse, pour servir de tapis devant une cheminée, pour servir à la production de saucisses de Frankfort ou de croquettes pour chiens, pour servir aux expériences des laboratoires, pour servir au sacrifice sanglant d’idoles fabriquées de toutes pièces par des hommes ???

En tous les cas, ce n’est pas ce que je lis en Genèse 2,18-20. Je prends la liberté de vous proposer une traduction revue et corrigée à partir de l’hébreu, car la version Segond est inexacte : « Le seigneur D.ieu dit: Il n'est pas bon qu’Adam soit seul; je vais lui faire une aide adaptée. Le seigneur D.ieu forma du sol chaque animal des champs et chaque oiseau de l’air, et il les mena vers Adam, pour voir comment il les appellerait, et afin que toute créature vivante portât le nom que lui donnerait Adam. Et Adam donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs; mais, pour Adam, il ne trouva point d'aide adaptée. » Dans ce passage, il est dit que D.ieu a voulu donner à l’homme une aide adaptée, autrement di qui lui corresponde ou lui convienne. Il n’est pas question de la femme à ce stade du deuxième récit de la création, d’autant moins que « EZER » le terme hébreu qu’on a traduit par « une aide » en français est un mot masculin. Et ce « EZER », l’homme est libre de le choisir parmi « toute créature vivante ». Il est donc clair dans ce passage que les animaux jouissent du même statut que l’homme. Retenons donc de ce passage que les animaux sont des âmes et que D.ieu les créa pour qu’ils servent d’aide et de compagnons à l’homme, non pour qu’ils fassent partie de la chaîne des produits de consommation de masse ou qu’ils finissent comme détritus dans les poubelles des supermarchés, non pour qu’ils soient élevés et massacrés dans des conditions IN-ANIMALES pour servir ensuite de matière première à ces horribles semelles de viande hachée qu’on fourre en bavant entre deux tranches de pain caoutchouteux, non pour qu’ils se retrouvent coincés entre les fesses d’un pervers, sous la forme d’un de ces strings de cuir rouge ou noir dont on se sert pour les jeux sadomasochistes dans une cave. Voilà malheureusement à quel état de déchéance morale la chute nous a menés ! Voilà malheureusement où nous en sommes actuellement !

Phil EDENGARDEN © 2018

→ Retour au sommaire