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COMMENT BÉNIR UNE MAISON ?

Nos demeures ne sont pas juste un toit posé sur quatre murs : ce sont des lieux d’habitations susceptibles d’être visités par des tiers, réquisitionnés par des ennemis, occupés par des squatteurs. Commen s'esn protéger?

« Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison! Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.» Voilà ce que recommande Yéchoua. Cela se trouve dans l’évangile selon Luc.

Je trouve utile de faire un rapprochement entre ces paroles de Yéchoua et une déclaration de l’apôtre Pierre, qui, dans sa première lettre, affirme que nous sommes un sacerdoce royal.

Et, de fait, à condition de nous être repentis de nos péchés, d’avoir été baptisés d’eau et d’esprit au nom de Yéchoua, de placer notre foi en ce même Yéchoua et d’obéir à ce que nous dicte la parole de D.ieu, nous sommes un sacerdoce royal. Et si nous sommes un sacerdoce royal, alors, nous avons le devoir et la responsabilité de remplir les obligations du prêtre. Et l’une de ces obligations consiste à invoquer la paix sur toute maison dans laquelle nous entrons. (Ce n’est pas moi qui le dis, c’est ce que dit Yéchoua !)

Pour rappel, on entend par « maison » tout espace destiné au logement d’une famille voire de plusieurs. Cela peut être une maison en dur comme cela peut être une caravane ou une tente de bédouin. Donc, quand nous rendons visite à quelqu’un qui se trouve à son domicile, il faut faire comme le recommande le maître et invoquer la paix sur cette demeure dès que nous y posons le pied.

Bon, pour la forme, Yéchoua ne nous demande pas de crier ni de proclamer comme on le ferait pour une prophétie destinée à être entendue d’un auditoire, mais de dire simplement : « Que la paix soit sur cette maison ! ». Toutefois, ce n’est pas un simple souhait, comme on dirait « Bonne année ! » ou « Bonne chance ! ». Ce n’est pas non plus: « Je souhaite à tous les habitants de cette maison de vivre en paix et en harmonie les un avec les autres » ou « Je souhaite que cette maison soit épargnée par la guerre ». Non, ce que Yéchoua demande, c’est de prononcer des paroles de bénédiction sur cette habitation, c’est de répandre, là où nous passons, quelque chose que nous portons avec nous, que nous pouvons transmettre. Et s'il se trouve là un enfant de paix, dit Yéchoua, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra à vous.»

Alors, quelle est donc cette paix qui est nôtre et qu’on invoque « sur » une maison, qui s’en va reposer « sur » un enfant de paix s’il y en a un dans cette maison et qui revient à nous si personne ne répond au signalement dans cette maison ? Que recouvre l’expression « votre paix » dont nous parle Yéchoua ?

En réalité, il n’est possible de répondre à cette question que quand cette paix nous a été donnée et que nous en avons éprouvé la réalité. Personnellement, cette paix m’habite depuis le jour où je me suis repenti pour toutes ces choses que j’ai faites et qui déplaisent à D.ieu. Cette paix m’habite depuis que j’ai fait une expérience de la miséricorde de D.ieu envers le pécheur que j’étais et que j’ai été lavé complètement de toutes mes fautes. Cette paix m’habite depuis que j’ai fait la découverte incroyable de l’amour inconditionnel de Yéchoua, qui est mort, a été enseveli et est ressuscité pour me délivrer du péché, de la mort, de la peur de la mort, de l’emprise du Satan sur ma vie, et qui est ressuscité, vivant, présent ici et à chaque seconde qui passe. Cette paix m’habite depuis que l’esprit saint réside en moi en plénitude. Cette paix m’habite depuis que je sais que D.ieu est mon père et que je me sais être son enfant.

Cette paix, Yéchoua en parle en ces termes : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne » (C’est dans l’évangile selon Jean).

Cette paix est un don gratuit de Yéchoua pour ses disciples, un cadeau inestimable, que l’on peut partager, transmettre, faire passer à d’autres. Mais pour la recevoir, comme le dit notre texte du départ, il faut être un enfant de paix, autrement dit: être au nombre des enfants de D.ieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de D.ieu (ça aussi, c’est dit dans l’évangile selon Jean).

Maintenant, il se peut que la maison dans laquelle nous entrons n’abrite aucun enfant de D.ieu. Il se peut même que cette demeure soit une forteresse de l’ennemi et que, par conséquent, nous n’y soyons pas les bienvenus. Dans ce cas, rien ne sert d’insister et de vouloir imposer de force la paix de D.ieu dans cet endroit. Yéchoua nous dit à ce sujet : « la paix que vous avez invoquée sur cette maison vous reviendra. » Il précise même le comportement à adopter dans ce cas de figure : « Lorsqu'on ne vous recevra pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. » (C’est relaté dans l’évangile selon Matthieu).

En revanche, dans le cas inverse, Yéchoua affirme : « Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. » (C’est encore et toujours dans l’évangile selon Matthieu) Et en toute logique, celui qui nous reçoit en qualité d’enfant de paix, recevra une récompense d’enfant de paix, c'est-à-dire : la paix !

A présent, qu’en est-il des cas où la maison dans laquelle nous habitons ou dans laquelle on nous a accueillis à bras ouverts présente une certaine agitation spirituelle, et cela en dépit du fait que nous ayons invoqué la paix sur cette maison. Cela peut arriver. Dans ce cas nous n’avons pas seulement l’autorité et le privilège mais aussi la responsabilité d’agir là en tant que prêtre et de bénir cette maison.

Mais comment diable fait-on cela ? demanderont certains. C’est une question assez fréquente et souvent mal considérée. Pourquoi ne pas commencer par nous demander ce qu’il ne faut pas faire. Car malgré notre désir de bien faire, de nous conformer à ce que nous dicte la parole de D.ieu, nous sommes encore très marqués par le monde catholique romain, que nous ayons ou non fait partie de cette institution. Nombreuses sont encore les pratiques religieuses courantes que nous tenons pour tirées de la bible alors qu’elles ne le sont pas.

Alors, voici plusieurs choses qu’il ne faut absolument pas faire en tant que sacerdoce de Yéchoua afin de bénir une maison. D’abord, on n’utilise pas de croix ni aucun objet pieux supposé représenter Yéchoua car, comme exprimé dans le livre du Deutéronome, ces choses sont considérées comme des abominations par YHWH, qui nous a ordonnés de ne façonner aucune image destinée à être vénérée ou dont on pourrait se servir à des fins spirituelles. Attention, même l’objet bible, en tant que livre qu’on véhicule avec soi en toutes circonstances, peut être perçue par certains comme un talisman !

S’il y a des idoles dans la maison, même pseudo-chrétiennes, qu’il s’agisse de crucifix, de représentations de saints ou d’ancêtres protecteurs, d’images pieuses, de reliques, de cierges bénis, de médailles dites miraculeuses, autrement dit des grigris, il convient de s’en débarrasser sur le champ, car ce sont autant de portes d’entrées pour le monde des ténèbres dans une maison. Il est sage de s’assurer que les occupants de cette habitation ne détiennent pas, non plus, d’objets artificiels destinés, par exemple, aux pratiques sexuelles déviantes. Qui parle de fétichisme sexuel parle de fétiches et donc d’idolâtrie.

Ensuite, on n’utilise pas d’eau bénite, car la parole de D.ieu n’en fait pas mention. On n’utilise pas de sel. On n’utilise pas d’encens. Toutes ces choses sont du domaine de la magie et de la superstition.

Enfin, si la parole de D.ieu parle d’huile, nous n’en avons pas besoin pour bénir une maison. La raison en est simple : le nouveau testament ne mentionne l’usage d’huile que deux fois, et c’est pour oindre des personnes malades. La première mention est faite dans l’évangile selon Marc, où il est dit des apôtres qu’ils oignaient d'huile beaucoup de malades parmi le peuple juif et les guérissaient, et la deuxième mention se trouve dans la lettre de Jacques, qui exhorte le membre du corps du Christ qui est malade à appeler les anciens de l’église pour qu’ils prient pour lui en l'oignant d'huile au nom au nom de Yéchoua. En dehors de cet usage, il n’y a aucune raison de oindre quoi que ce soit ou qui que ce soit avec de l’huile.

Insister sur ce qui n’est pas utile et sur ce qu’il ne faut pas faire nous permet de voir à quel point nous sommes peut-être encore marqués par les traditions qui viennent du catholicisme. Or, ces traditions, qui s’inspirent des pratiques du peuple hébreu et des rites païens, ne trouvent pas de fondement dans l’enseignement de Yéchoua ou des apôtres, tel que cela nous est rapporté dans le nouveau testament.

Dès lors que nous sommes des disciples de Yéchoua, baptisés d’eau et d’esprit, nous sommes un sacerdoce royal. Notre ministère s’exerce principalement par la parole et le fait de nous trouver dans une maison et d’y proclamer la parole de D.ieu avec foi et une pleine assurance est suffisant pour que cette maison soit bénie.

Ce qu’il convient tout d’abord de faire, c’est d’invoquer la paix au nom de Yéchoua sur cette maison. Et comme le dit également Yéchoua (cela nous est rapporté dans l’évangile selon Matthieu) : « En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. » L’autorité que nous pouvons exercer sur les forces des ténèbres, pour nous protéger du mauvais, se fait donc par l’usage de la parole, et par la parole seulement, bien que dans certains cas particuliers, il soit utile de joindre le jeûne à la prière.

Donc, quand nous entreprenons de bénir une habitation, que ce soit la maison d’un tiers chez qui nous résidons ou une demeure dans laquelle nous venons de nous installer, nous ne connaissons pas l’histoire du lieu et nous ne savons pas forcément tout ce qui a pu se passer à cet endroit auparavant. Si des mauvais esprits y ont élu domicile – VOICI UNE TRÈS MAUVAISE NOUVELLE… POUR EUX – ils vont devoir déménager ! Toute emprise maléfique de leur part est sur le point d’être brisée, car nous avons l’autorité pour accomplir cela au nom de Yéchoua. Dans l’évangile selon Luc, Yéchoua affirme clairement : « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi, et rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. » Nous n’avons donc pas à nous comporter de manière arrogante et faire un petit numéro à la manière des joueurs de foot qui viennent de marquer un but, mais nous pouvons, sans conteste, célébrer le fait de pouvoir participer activement à l’expansion du royaume de D.ieu sur la terre.

Voici, pour terminer et À TITRE D’EXEMPLE, le genre de prière que nous pouvons prononcer dans le cadre d’une bénédiction de maison. Ce ne sont pas des formules toute faites à répéter telles quelles, mais des exemples:

« Je déclare au nom de Yéchoua que cette maison n’appartient plus au Satan ni à aucun de ses esclaves »,

ou encore :

« Je revendique, au nom de Yéchoua, cette parcelle de terrain et l’habitation qui s’y trouve pour qu’y soit accomplie la volonté de D.ieu sur terre comme elle l’est au ciel. »

Nous pouvons également invoquer le Seigneur des armées célestes, pour qu’il envoie des anges de la milice céleste : « Père, je t’en prie au nom de ton fils Yéchoua, envoie en ce lieu une faction de l’armée des cieux pour qu’elle en assure la purification et la protection contre tout esprit impur qui tenterait d’y pénétrer. »

Il ne faut pas hésiter à être précis dans notre demande, en posant nous-mêmes les limites exactes que les esprits maléfiques répandus dans les airs ne pourront pas franchir. Par exemple : « Je déclare que cette propriété dans laquelle je me trouve à présent appartient désormais à D.ieu, dont je suis le représentant, et je réquisitionne, au nom de Yéchoua, toutes les pièces et tous les espaces privatifs de ce logement, de ce mur-ci à ce mur-là, de cette barrière-là à cette porte-ci, du rocher qui est ici à l’arbre qui est là. »

« J’ordonne à présent, au nom de Yéchoua, que tout bastion de l’ennemi, qu’il ait été installé en ce lieu par la volonté d’un être humain ou par l’action d’esprits démoniaques, s’effondre et soit dissout à l’instant-même. Je brise toute malédiction qui a pu être prononcée sur cette propriété ou à l’intérieur de cette enceinte, au nom de Yéchoua. J’annule toute assignation de ce lieu aux entreprises du malin et j’y appose l’enseigne du royaume de D.ieu, au nom de Yéchoua. »

Il se peut que des objets malsains traînent encore dans la maison, soit qu’ils aient été déposés là dans une cachette par d’anciens occupants, soit qu’ils soient dans la maison par la faute des occupants actuels. Il est bon de les mettre à découvert pour pouvoir en anéantir l’influence. Voici un exemple de prière : « S’il se trouve encore le moindre objet qui constitue une ouverture vers le monde des ténèbres sur cette propriété, je demande, au nom de Yéchoua, qu’il soit exposé sur le champ afin qu’il soit anéanti. »

Tout ceci, nous ne le professons pas de notre propre autorité, mais au nom de Yéchoua, par l’autorité qu’il a acquise au prix de son sang versé à la croix, pour que la tête du Satan soit écrasée et que, par conséquent, les démons nous soient soumis. Car comme l’affirme l’écriture, et nous terminerons par ce verset que nous pouvons proclamer dans notre lieu d’habitation: « C'est pourquoi aussi D.ieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Yéchoua tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Yéchoua, le Christ, est roi, à la gloire de D.ieu le père. »

Que soit béni le nom du Seigneur Yéchoua ! Amen ! Alléluia ! »

Phil EDENGARDEN © 2017

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